TC Electronic StudioKonnekt 48 - AudioFanzine
TC Electronic StudioKonnekt 48
Constructeur :
Prix neuf moyen :
Argus :
N/A
Caractéristiques :
10 / 10
Mise en Oeuvre :
10 / 10
Utilisation :
10 / 10
Avis Global :
10 / 10

Par sleepless le 09/04/2008
Test de la Studio Konnekt48 de TC Electronic
Dedans et autour
I/O dans Live

Avec autant d’entrées et sorties analogiques comme numériques, une connexion sur BNC pour WordClock s’impose et est fournie. Un duo Midi assure la communication entre l’extérieur et les instruments virtuels, l’automation du DAW, etc. Deux ports FireWire 400 sont fournis, l’un pour connexion avec l’ordinateur, l’autre pour chaînage, avec une deuxième SK48, une PowerCore FW ou autre tout en faisant attention à la bande passante quand on souhaite utiliser la totalité des flux disponibles. On aurait apprécié d’avoir un deuxième exemplaire de la SK48 pour vérifier le comportement de deux machines, car le rapport prix/entrées/sorties/préamplis micro/effets est alors extrêmement intéressant.

Question affichage, cinq Led renseignent sur la validité des connexions numériques (Adat, Tos, S/P-Dif, Midi et FireWire) et huit bargraphes à six segments assurent un contrôle basique des niveaux entrants (mais pas sortants). On ne les utilisera pas pour un contrôle précis, le logiciel est là pour ça, mais on pourra ainsi éviter de saturer les entrées, d’autant que la SK48 peut fonctionner de façon autonome : pas besoin d’allumer l’ordinateur. Dans ce cas, elle utilise les derniers routings et raccourcis actifs. C’est le chip Dice II qui est au cœur de l’interface. Mis au point par le R&D de TC dès 2003, ce chip gère toutes les entrées/sorties et est particulièrement adapté au FireWire ; il garantit un total de 96 canaux à 96 kHz (32 entrées, 64 sorties). On le retrouve d’ailleurs chez la concurrence, au cœur des FireStudio ou Lightpipe de PreSonus ou la série des consoles MultiMix d’Alesis. Les convertisseurs sont quant à eux des AKM.

Le chip inclut aussi une technologie hybride pour la réjection de jitter, différente des habituels dual PLL (Phase Locked Loops) et DDS (Direct Digital Synthesis), nommée JET (pour Jitter Elimination Technology). En termes de jitter propre et de réjection, les différentes mesures réalisées par TC montre que la technologie JET n’a pas à rougir face au System 6000, le dépassant dans certains cas de figure. Autre technologie intéressante, l’Advanced Clock Recovery, qui permet à l’interface, en cas de perte d’une horloge externe et au lieu de s’arrêter, de basculer sur son horloge interne à la fréquence qui était celle en cours, ce qui n’est pas le cas de toutes les interfaces. La SK48 se cale immédiatement en cas de perte, c’est assez bluffant.

En revanche, l’interface se resynchronise plus lentement en cas de changement de fréquence, en tout cas beaucoup moins rapidement que les RME Multiface première génération ou HDSP9632 installées sur les Mac du studio. Si l’on change en cours de lecture la fréquence (un Undo sur un Convert Sample Rate dans Peak par exemple), les RME comme la TC continuent la lecture avec un très léger saut, mais ne sont pas à la bonne ‘vitesse’. Si l’on stoppe la lecture, que l’on exécute l’Undo et que l’on relance, les RME se synchronisent tout de suite, la lecture est immédiate. Si l’on effectue la même opération avec la TC, l’interface restera muette entre 4 et 5 secondes. Si des périphériques numériques y sont connectés, donc lockés, on aura droit en plus à un beau ‘scratch’ numérique. Il y a du mieux si l’on change la fréquence directement depuis Configuration Audio et Midi.